Les derniers chiffres compilés en vue d’évaluer l’impact du tourisme sportif sur l’économie canadienne indiquent que l’industrie a généré une valeur de 7,4 milliards de dollars au cours de l’année civile 2019.

L’analyse, publiée par Tourisme sportif Canada, a été basée sur deux enquêtes de Statistique Canada, soit l’Enquête nationale sur les voyages (ENV), qui couvre les voyages intérieurs, et l’Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV), qui fournit des données sur les voyageurs provenant des États-Unis et de l’étranger.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Au moment où l’industrie du tourisme sportif au Canada et à l’étranger a été considérablement touchée par la pandémie mondiale depuis mars 2020, l’analyse des données de l’année 2019 indique à quel point la valeur de cette industrie est associée à l’organisation d’événements sportifs », a déclaré Grant MacDonald, chef de l’exploitation de Tourisme sportif Canada. « Nous prévoyons qu’avec le retour en toute sécurité des événements depuis le niveau local jusqu’aux événements internationaux, le sport constituera certainement une composante importante de notre relance économique globale pour le Canada et aux niveaux communautaire et provincial. »

Au niveau provincial, c’est l’Ontario qui a le plus profité des dépenses des visiteurs avec 2,45 milliards de dollars, suivi de la Colombie-Britannique avec 1,72 milliard de dollars et du Québec avec 1,25 milliard de $. La ville où les dépenses totales des visiteurs ont les plus importantes a été Toronto avec 1,1 milliard de dollars, suivie de près par Vancouver avec 1,01 milliard de dollars et ensuite Montréal avec 0,6 milliard de dollars.

Les dépenses d’hébergement ont été les dépenses les plus élevées des visiteurs, suivies des dépenses de nourriture et de boissons, des frais de véhicule (essence/réparations/location), des activités sportives/récréatives et du transport commercial.

« Nous savons que le Canada retrouvera sa position de pays hôte attrayant dans un avenir rapproché », a poursuivi Grant MacDonald. « En organisant plusieurs événements modifiés au Canada, nous avons fait la preuve que nous pouvons nous adapter et innover pour assurer la tenue en toute sécurité d’événements sportifs à tous les niveaux. »

Les chiffres de 2019 sont demeurés relativement stables par rapport aux données de 2018, qui ont été mises à jour à la hausse à la fin de 2018 à partir de la projection initiale de 6,8 milliards de dollars à 7,4 milliards de dollars lorsque le nombre réel de visiteurs internationaux a pu être pris en compte.

Plus de détails sont disponibles ici.

Les statistiques présentées dans ce rapport utilisent les sources de données suivantes :

  • L’Enquête nationale sur les voyages (ENV) 2019 de Statistique Canada (fichier de microdonnées à grande diffusion), Statistique Canada
  • L’Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV)* 2019 de Statistique Canada (visiteurs des États-Unis et de l’étranger), Statistique Canada

* L’EVV comprend des renseignements concernant les voyages effectués par les visiteurs américains excursionnistes (voyage d’un jour), les visiteurs américains et les visiteurs étrangers touristes (séjour d’un moins une nuit). Au cours des années précédentes, les dépenses des visiteurs étaient réparties en fonction de la province d’entrée au Canada. Ainsi, si un voyageur passait la douane à Vancouver avant de poursuivre son voyage vers la destination finale (par exemple Calgary), toutes les dépenses étaient affectées à la Colombie-Britannique. La présente méthodologie utilise des dépenses de voyage réaffectées. Les microdonnées contiennent de l’information sur les dépenses dans chacune des 10 destinations distinctes visitées dans le cadre d’un voyage. Près de 42 % des répondants internationaux ont indiqué avoir visité plus d’une destination, leurs dépenses totales de voyage étant réparties entre les deux destinations (ou plus) qu’ils ont visitées. Cette méthode fournit une évaluation plus précise de l’impact du tourisme sportif dans tout le Canada en réduisant les dépenses allouées aux provinces d’entrée (comme la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec) et en en allouant davantage à d’autres régions (par ex., les Maritimes). Ainsi, la valeur provinciale du tourisme sportif n’est pas conforme aux années précédentes. L’étude rend également plus difficiles les comparaisons historiques du volume du tourisme sportif, ventilé par région, car chaque « voyage » peut consister en une ou plusieurs « visites » dans plusieurs régions.


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